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dimanche 28 juin 2015

DETROIT BLUES MASTERS/ Volume 9




DETROIT BLUES MASTERS/ Volume 9

           
Cela fait un moment que nous ne sommes pas retournés écouter du blues de Detroit (et de Toledo, une ville voisine elle aussi liée à l'industrie automobile) "au siècle dernier" bien sûr!
            Ce volume 9 commence avec le guitariste et chanteur Arthur Griswold (1939-2003), originaire d'une famille nombreuse de l'Arkansas, qui n'a commencé la musique qu'après un grave accident de moto à l'âge de 17 ans. Ce n'est cependant qu'en allant travailler à Toledo qu'il a formé son premier orchestre de blues en 1959 avec son frère, le claviériste Roman
Griswold (1936-2012). The Griswolds (le nom du groupe) a longtemps surtout joué dans les tavernes de Toledo et Detroit, enregistrant à partir de 1969 une série de 45t extrêmement down-home. Dans les années 1990, ils ont pu tourner en Europe et graver plusieurs excellents CDs.
            L'harmoniciste James "Little Daddy" Walton (1922-2000) était une figure populaire de la scène blues de Detroit où il se produisait régulièrement durant des décennies avec ses fils (Clarence, Melvin, Myron puis Larry qui est aujourd'hui le bassiste du Motor City Beat, un orchestre réputé de la ville). Ayant toujours dû vivre de divers métiers manuels, il ne s'est malheureusement que très peu produit hors des clubs de Detroit. Bien qu'enregistrés pour de minuscules labels locaux entre 1954 et 1969, ses 45t n'en demeurent pas moins de petits classiques du pur Detroit blues.
            Même si elle est surtout connue en tant que chanteuse de Soul tirant le plus souvent vers la pop, Barbara Lewis (née en 1943) a gravé quelques blues qui sont souvent méconnus des amateurs. J'aime particulièrement son interprétation de Frisco blues qui s'inspire bien moins du standard de jazz I left my heart in San Francisco que de la version qu'en avait donnée John Lee Hooker sur Vee Jay.

                                                                       Gérard HERZHAFT

            It's quite a time that we have not been listening to some music from the Detroit (and the rather close town of Toledo) blues scene (yesterday of course). So let's go back there for this 9th volume of our series.
            Arthur Griswold (1939-2003) hails from a large Arkansas sharecropping family and didn't learn guitar before he had a bad motorcycle accident at 17. After moving to Toledo for better job opportunities with his elder brother, keyboardist and singer Roman Griswold (1936-2012), he launched his own blues band, The Griswolds who played mainly in the local taverns, recording some very down home blues 45s from 1969 for tiny labels. The Griswolds enjoyed some larger success after touring Europe and recording several excellent CD's.
            Singer and harp player James Douglas "Little Daddy" Walton (1922-2000) was also a very popular figure of the blues clubs of Detroit where he was playing for years during the week ends (he always had to make a living outside music) with his sons (Clarence, Melvin, Myron and bassist Larry who is now a staunch member of the renowned Motor City Beat Orchestra). He also recorded a handful of very low down blues 45s between 1954 to 1969 for small local labels that are today highly praised by blues fans all over the world.
            At the other end of the Detroit musical spectrum, sweet soul singer
Barbara Lewis (born in 1943) has nevertheless waxed some blues that are not very known by blues buffs. I particularly like her rendition of Frisco blues (I left my heart in San Francisco) which draws its main inspiration from the John Lee Hooker's title he recorded for Vee Jay some time before.

                      Gérard HERZHAFT


DETROIT BLUES LEGENDS/ Volume 9
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og; bs; dms. Detroit, Mi. 1968
Trying to the future
Christmas time baby
ARTHUR GRISWOLD, vcl/g; Roman Griswold, og; bs; dms. Detroit, Mi. 1969
01. Good thing going
02. Foot stumping
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og/vcls; band. Detroit, Mi. 1970
03. Pretty mama blues
04. Trying for a future
05. Daddy Daddy I & II
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og/vcls; band. Kalamazoo, Mi. 1972
06. Daddy daddy (LaVal)
07. I just got to know (LaVal)
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toledo, Oh. 1974
I just got to know (Buckeye)
08. Look what the fool made me do
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toldeo, Oh. 1980
09. Main Street beat
10. The big game hunter
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toldeo, Oh. 1986
11. What the Judge did to me
12. There is something on your mind
JAMES WALTON,vcl/pno; Walter Mitchell, hca; Howard Richard, g; Robert Richard, g; dms. Detroit, Mi. 28 janvier 1954
13. If you don’t believe I’m leaving
14. Eva Lee
James Walton, vcl/hca;band. Detroit, Mi. c. 1958
Papa Doo
James Walton, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1963
15. Leaving blues
16. Miss Jessie James
James Walton, vcl/hca; horns; Clarence Walton,g; Marc Walton, bs; Melvin Walton, dms. Detroit, Mi. 1965
Tell me what you got
Shade grove
James Walton (as Little Daddy Walton), vcl/hca; og; Clarence Walton, g; Marc Walton, bs; Melvin Walton, dms. Detroit, Mi. 1966-67
17. Spend my money
18. Highway blues
19. I’m to blame
20. I’m leaving
21. Gittin’ it with Soul
22. Quit pussyfooling around
23. I’ve got a broken heart

BARBARA LEWIS, vcl; band. Detroit, Mi. 1962-6324. Frisco blues
25. Shame shame shame
26. Snap your fingers
27. If you need me

(En rouge: titres manquants. Si quelqu'un les possède, une copie .mp3 serait la bienvenue! Merci/ In Red: missing tracks. If anyone would have them, a .mp3 copy would be very welcome)

Thanks to Ballas for sharing 23!

lundi 8 juin 2015

MERCY DEE WALTON 1949-55





MERCY DEE WALTON


              
Ce pianiste texan est aujourd'hui trop oublié. On ne retient souvent de lui le seul fait qu'il est l'auteur du célèbre One room country shack, repris jusqu'à aujourd'hui par des dizaines de musiciens de blues et de rock. Mais son oeuvre enregistrée déborde largement ce chef d'oeuvre.
            Né le 30 août 1915 à Waco (Texas), de Fred et Bessie Walton, des métayers. Il abandonne l'école à l'âge de huit ans pour les aider dans les champs. Mais sous l'influence de pianistes locaux comme Sam Brewster, Pinetop Shorty ou Delois Maxey (aucun n'a enregistré), le jeune Mercy Dee devient à son tour un pianiste accompli qui joue dans les barrelhouses ou dans des réunions privées à partir de la fin des années 20.
            Cependant, le jeu de piano de Mercy Dee, tel que nous les connaissons par les disques, traduit aussi une forte influence des pianistes de big bands des années 1920/30 et ce mariage entre la rudesse rythmée de l'école Texane et le toucher plus sophistiqué des jazzmen de Kansas City fait l'originalité de Walton. De même, son chant prenant, mélancolique, détaché mais passionné, si caractéristique du blues texan a parfois aussi des accents jazzy, notamment dans l'utilisation du scat ou dans le phrasé des blues shouters qu'il emploie dans les pièces les plus rapides.
            En 1938, Mercy Dee gagne Fresno à Californie pour avoir de meilleurs salaires en cueillant les fruits de cette riche région. Il a aussi davantage de possibilités de jouer et on le voit dans les clubs de Oakland, San Francisco, Fresno, Stockton et jusqu'à Los Angeles. Il lui faut cependant attendre 1949 pour enfin enregistrer quatre titres pour le petit label indépendant Spire de Chester Lew (parfois à tort orthographié en Lu). G.I. Fever et Lonesome cabin blues réussissent, malgré les aléas d'une distribution chaotique à figurer brièvement dans les classements Billboard et Cashbox et installent soudain Mercy Dee comme un artiste californien qui compte. Ces deux titres, pleins d'un humour amer, sont effectivement excellents et révèlent un artiste en pleine possession de ses moyens. Les années suivantes, Walton enregistre pour des labels importants comme Imperial et Specialty et en 1952-53, le magnifique One room country shack, poignant blues de la solitude absolue, atteint la 8 ème place du Top 40 R&B. Mercy Dee tourne alors à travers tous les Etats Unis. Mais son style de blues profond qui plaisait tant aux migrants ruraux cesse d'être à la mode et, après une vaine tentative de la part des Biharis de lui faire enregistrer des titres plus Rock'n'roll, Mercy Dee doit retourner dans son exploitation fruitière, jouant les week ends dans des bars à cocktails de Fresno et Stockton.

            C'est là que le redécouvre l'infatigable Chris Strachwitz en 1961 qui lui fait enregistrer quatre séances qui paraîtront sur deux magnifiques albums Arhoolie et Bluesville. Mercy Dee devait apparaître à l'affiche de festivals du folk boom quand il est mort d'une attaque à Murphys (Californie) le 2 décembre 1962

                                               Gérard HERZHAFT

            This wonderful Texan pianist and singer is too neglected today, generally only mentioned to have been the composer of the all-time classic blues, jazz and rock One room country shack. But his first-rate recorded output is certainly not limited to this masterpiece.
            Born in Waco (Texas) on August, 30th, 1915 from two sharecroppers, Fred and Bessie Walton, Mercy Dee had to help his parents and leave school at an early age. He also learned the piano from several local musicians like Sam Brewster, Pinetop Shorty or Delois Maxey (none has ever recorded) and, when the 1930's began, he was seen playing at private parties and then local barrelhouses.
            Mercy Dee's piano playing although strongly rooted in the rhythmical efficient roughness of the barrelhouse Texas school has also very often a much more jazzy and light touch, coming from the big bands' pianists of the 1930's. His style of singing, melancholic, impassioned and gloomy, tends also sometimes to borrow jazz manners with scat tricks and shoutings, particularly on his later fast and rockin' pieces.
            In 1938, Mercy Dee went to Fresno (California) to work as a fruit picker and found a lot of opportunities for paid gigs for his kind of piano blues. He played a little bit everywhere in local clubs, private parties from Fresno to Oakland and even Los Angeles. He nevertheless had to wait 1949 to make his recording debuts on the tiny Fresno label Spire, operated by Chester Lew (and not Lu as it is sometimes written). Despite poor distribution, the excellent single G.I. Fever/ Lonesome cabin blues proved to be successful, hitting the Billboard and Cashbox Top 100's. The following years saw Mercy Dee playing clubs, touring the USA and recording for strong labels like Imperial and Specialty. In 1952-53, his One room country shack, an harrowing down home blues about loneliness was a smash hit, climbing up to number 8 of the Top 40 R&B for several weeks.
            But this deep blues style so in favour among the numerous Southwest black migrants during and after the war, was quickly going out fashioned and, after some attempts with mixed results to cash on the new Rock'n'roll trends, Mercy Dee had to return to fruit picking for a living while playing Fresno cocktail lounges on week ends.
            This is where Chris Strachwitz rediscovered him in 1961. He recorded with Mercy Dee four sessions the same year in different settings which were issued as two excellent LP's still available (particularly the Arhoolie CD Troublesome mind). Walton was scheduled on several folk festivals when he died from a massive stroke at Murphys (California) on 2 December 1962.
                                                           Gérard HERZHAFT


MERCY DEE WALTON/ Complete Recordings
Mercy Dee Walton, vcl/pno. Fresno, Ca. 1949
01. Lonesome cabin blues
02. G.I. Fever (Baba Du Lay fever)
03. Evil and hanky
04. Travellin' alone blues
Mercy Dee Walton, vcl/pno; g.; bs. Los Angeles, Ca. novembre 1950
05. Homely baby
06. Empty life
07. Please understand
08. Bird brain baby
Mercy Dee Walton, vcl/pno; g; bs. Los Angeles, Ca. décembre 1950
09. Big foot country
10. Danger zone (Crepe on your door)
11. Roamin' blues
12. Straight and narrow
13. Bought love
14. Old fashioned ways
15. Happey bachelor blues
16. The Pay off (Anything in the world)
Mercy Dee Walton, vcl/pno; Jesse Sailes, dms. Los Angeles, Ca. 13 mai 1952
17. One room Country shack
18. My woman knows the score
19. Misery blues
20. The great mistake
21. Save me some
22. Strugglin' with the blues
23. Lonesome cabin blues
Mercy Dee Walton, vcl/pno; Jesse Sailes, dms. Los Angeles, Ca. 25 avril 1953
24. Rent man blues (vcls: Thelma Walton)
25. Fall guy
26. The drifter
27. Hear me shout
28. Love is a mystery
29. Winter blues
30. Pauline
Mercy Dee Walton, vcl/pno; t-sax; Jesse Sailes, dms. 4 octobre 1953
31. Get to gettin'
32. Dark muddy bottom
33. Whatcha gonna do?
34. My woman and the Devil
35. Big minded daddy
36. Perfect health
37. Problem child
38. Pull'em and pop'em
39. Eighth wonder of the world
40. Rock and roll fever
Mercy Dee Walton, vcl/pno; L.C. Robinson, g; bs; dms. Oakland, Ca. novembre 1954
41. Trailing my baby
42. Trying to kick this habit
Mercy Dee Walton, vcl/pno; Big Jim Wilson, t-sax; band. Oakland, Ca. décembre 1954
43. The main event
Mercy Dee Walton, vcl/pno; band. Los Angeles, Ca. 1955
44. Romp and stomp blues
45. Oh Oh Please
46. Come back Maybelline
47. True love
48. Have you ever
49. Stubborn woman

After a six years hiatus, Mercy Dee Walton was "rediscovered" by Chris Strachwitz and he recorded again four sessions in 1961. Those recordings are still currently available on Troublesomemind (Arhoolie) and Pity and a shame (Bluesville)(harder to find)

dimanche 31 mai 2015

JUNE BATEMAN/ Complete Recordings



JUNE BATEMAN/ Complete Recordings


          
  Nous avons déjà présenté la chanteuse June Bateman dans Blue Eye (cf New York City Blues Yesterday Vol. 3) mais grâce à la générosité de Tony Watson nous avons pu récupérer la totalité des enregistrements réalisés par cette excellente blueswoman qui jouit également d'une grande réputation auprès des amateurs de Rockabilly.

          June Bateman (née Marian June Batemon à Schulenburg au Texas le 17 novembre 1939) a suivi ses parents très jeune à New York, résidant à Brooklyn. Elle commence à chanter très tôt dans les clubs, notamment avec The Marquis mais c'est sa rencontre (et son mariage) avec le célèbre saxophoniste Noble Watts (cf l'article sur ce musicien dans Blue Eye) qui la fait devenir professionnelle. Elle est la vocaliste de son mari et enregistre sous son nom une série de beaux 45t, entre blues, R&B et Rock'n'roll dont certains (comme Possum belly overalls) sont devenus des classiques. Mais à la fin des 60's, elle abandonne sa carrière pour élever ses enfants. Elle suit Noble Watts lorsque celui-ci vient se réinstaller dans sa ville natale de DeLand en Floride en 1984. June Bateman-Watts y vit d'ailleurs toujours et joue un rôle très actif dans l'annuel Noble "Thin Man" Watts festival. Elle y est régulièrement présente et participe à l'élaboration du programme 


           La courte oeuvre de très haut niveau qu'elle a réalisée méritait à notre avis une mention particulière.
                                                           Gérard HERZHAFT

            We have already featured June Bateman on our New York City/The Blues Yesterday Vol. 3 but some tracks from her excellent recorded output were still sadly missing. Thanks to the generosity of blues researcher and writer Tony Watson, we are now able to give to the hardcore blues fans the complete output of this first rate blues, R&B great singer who is also highly praised among Rockabilly buffs.
          June Bateman (born Marian June Batemon on November 17th 1939 at Schulenburg, Tx) has came with her parents at an early age to New York, living in Brooklyn. Still a teenager, she started to sing with local groups like The Marquis. But this is only when she met (and quickly married) the famous sax player Noble Watts - see the article on him in this blog - that she embarked in a fully musical professional career. As the featured singer of her husband's orchestra, she recorded a string of excellent 45s between blues, R&B and Rock'n'roll, some of them (Possum belly overalls) having even become "classics". She gave up her musical career during the late 60's to take care of her family. In 1984, she followed Noble Watts to his native DeLand (Florida) where she is still living and playing an active part for the local, great annual Noble "Thin Man"Watts festival.
                                                                       Gérard HERZHAFT

JUNE BATEMAN/ COMPLETE RECORDINGS
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Jimmy Spruill, g, Horace Cooper, pno; bs; dms, vcl group. New York City, juillet 1957
01. Need your love
02. Yes I will
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; g; bs; Bernard Purdie, dms. New York City, 1960
03. Believe me darling
04. Come on little boy
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax/vcl; Billy Butler, g; bs; Bernard Purdie, dms. New York City, 1962
05. What ya gonna do?
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; band. New York City, avril 1963
06. I don't wanta
07. I still love him
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Paul Williams, b-sax; band. New York City, septembre 1963
08. Georgia mule
09. Mama I love him so
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Jimmy Spruill, g; B. Brown, hca; Royal Hamilton, pno; bs; Willie Jenkins, dms. New York City 1964
10. Go away Mr blues (Everlast 45)
11. Possum belly overalls (Everlast 45)
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; band. New York City 1965
12. Possum belly overalls (Shaw 45)
13. Go away Mr blues (Shaw 45)

lundi 27 avril 2015

ACE HOLDER/ Complete Recordings




ACE HOLDER/ Complete Recordings


          
  Ace Holder est un harmoniciste relativement obscur bien qu'il ait enregistré treize excellents titres dans les années 1960 dont certains comme Lonesome harmonica ou Homeless boy ont été réédites de nombreuses fois et figurent aujourd'hui comme de petits classiques de l'harmonica blues.
            Le peu que l'on connaît de la vie de Ace Holder provient largement d'une interview effectuée par le chercheur Darryl Stolper et publiée dans la revue britannique Blues Unlimited (n° 133). J'y ai ajouté quelques informations que j'ai glanées récemment.
            Albert C. Holder est né le 18 décembre 1937 dans la bourgade de Evergreen, au Sud de l'Alabama, dont la population est toujours majoritairement composée d'Africains Américains. Les parents Holder étaient des métayers et Albert a dû quitter l'école très jeune pour les aider. C'est vers l'âge de douze ans qu'il suit sa mère à Shreveport où il voit jouer Sonny Boy Williamson (Rice Miller) et Little Walter Jacobs. C'est sur ces modèles que Albert décide de devenir lui aussi harmoniciste. Il joue dans des clubs locaux sous le nom de Ace (i.e. A.C.) Holder, rencontre Junior Parker, Jimmy Reed et B.B. King avec lesquels il fait le boeuf.


         
Evergreen, Al. railroad station
  
En 1957, Ace part à Los Angeles pour trouver de meilleures conditions de vie et de travail tout en continuant à jouer son blues dans les différents clubs de l'agglomération. Il se lie d'amitié avec le pianiste/ producteur Gus Jenkins grâce auquel il va enfin enregistrer une petite oeuvre mais de grande qualité pour des labels indépendants californiens comme Pioneer, Vanessa, Lulu, Movin' and Downey.
            Après s'être marié avec Clarie Roberts en 1966 et alors que leur famille s'agrandit, Holder est obligé de mieux gagner sa vie et abandonne plus ou moins la musique dans les années 1970-80. Il décède le 2 juillet 1993 à Los Angeles.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Ace Holder is a relatively obscure blues singer and harp player although he has recorded 13 excellent tracks during the 1960's, several (Lonesome harmonica, Homeless boy) having gained the status of minor classics among blues aficionados.
            Whatever we know of Holder's life and whereabouts comes largely from a sole interview conducted by blues researcher Darryl Stolper who interviewed Mr Holder and published the results in the British blues magazine Blues Unlimited (n° 133). I have added some infos that I gleaned recently.
            Albert C. Holder is born on 18 December 1937 in Evergreen, a small town in South Alabama, with a large African American population. His parents were poor sharecroppers and Albert had to quit school at an early age to help them in the fields. He followed his mother to Shreveport when he was about twelve and there he heard and met Sonny Boy Williamson (Rice Miller) and Little Walter Jacobs who inspired him to learn the harmonica and begin to play in local venues. He met (and jammed) with Jimmy Reed, Junior Parker, B.B. King and numerous others.
            In 1957, he went to live into the Los Angeles area, looking for better wages and also better musical opportunities. He soon was playing in the numerous clubs of that big city. But it was his meeting and friendship with pianist, singer, producer and label owner Gus Jenkins that gave him the opportunity to record during the 1960's for tiny West Coast indies labels like Pioneer, Vanessa, Lulu, Movin' and Downey. But after he married Clarie Roberts in 1966 and while their family was growing, Ace Holder had to make a decent living more and more outside the music. During the following decades, he almost quit the music business. He died in Los Angeles on 2nd July 1993.
                                                           Gérard HERZHAFT

ACE HOLDER/ Complete Recordings
Ace Holder (Albert C. Holder), vcl/hca; Gus Jenkins, pno; band. Los Angeles, Ca. 1961
01. Lonesome harmonica
02. Homeless boy
Ace Holder, vcl/hca; band. Los Angeles, Ca. 1962
03. Wabba Suzy Q
04. Leave my woman alone
05. Happy anniversary
06. When you are around
07. This love of mine
08. Doris Tee
09. I've been thinking of you
Ace Holder, vcl/hca; band. Los Angeles, Ca. 1964
10. I'm in love with you
11. Encourage me baby
Ace Holder, vcl/hca; g; g; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomas, dms. Los Angeles, Ca. 1966
12. Sorry I had to leave
13. The eatingest woman

jeudi 16 avril 2015

CHICAGO/ The Blues Yesterday Volume 14



CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 14

            Commençons ce quatorzième (!) volume de notre série "Chicago/ The Blues Yesterday" par le chanteur J.L. Smith (James L. Smith) qui, malgré les dix excellents titres qu'il a enregistrés en 1968-69 demeure substantiellement inconnu. Il a été notablement présent dans les clubs de Chicago, au moins jusqu'au début des années 1980, et était sans doute originaire du Mississippi. Il a notamment enregistré pour Friendly Five, le minuscule label du guitariste et chauffeur de taxi, Freddy Young dont on a parfois dit qu'il était le collègue. Quoi qu'il en soit, son oeuvre que nous pouvons présenter enfin dans son intégralité comprend de beaux moments avec certains des meilleurs musiciens du Chicago blues de l'époque.


           
Cash Mc Call (né Maurice Dollison à New Madrid, Missouri le 21 janvier 1941) est évidemment bien connu des amateurs de blues (notamment les nombreuses séances Chess auxquelles il a participé), de Funk et de Soul, voire de Jazz, genres qu'il a illustrés de son jeu de guitare précis, fluide et toujours très bluesy. Si ses albums sont assez facilement trouvables, il n'en est pas de même pour ses premiers 45t dont nous proposons ici une sélection des plus blues ou bluesy.
            Enfin, le chanteur aveugle Tommy Malone (Blind Tom Malone) est probablement originaire de Birmingham (Alabama) où il a enregistré en 1955 en tant que "blues shouter" de l'orchestre du guitariste Bill Reese. On le retrouve cinq ans plus tard pour une séance de Chicago blues pour le label Ebony sous la houlette de Mayo Williams, encore une fois accompagné de Bill Reese. Il n'a plus enregistré ensuite et demeure juste un bluesman qui a gravé six titres intéressants et sur lequel on ne sait pratiquement rien.


            Cette anthologie de raretés n'aurait pas pu être complète sans l'aide et la générosité de Steve Wisner qui a produit certains des tout meilleurs albums de Chicago blues des années 1970, permettant de faire connaître des bluesmen comme Eddie C. Campbell ou Good Rockin' Charles notamment.

                                                                        
Gérard HERZHAFT

            Let's start the 14th (!) volume of our Chicago/ The Blues Yesterday series with singer J.L. Smith (James L. Smith) who, despite
the ten very good or even excellent tracks he has recorded in the late 1960's is still largely only a name. He was for sure sporadically singing his blues in the Chicago clubs, certainly until the early 1980's and was probably from Mississippi. He has in particular recorded for the tiny Friendly Five label, owned by Chicago guitarist and cab driver Freddy Young with whom some say he was also a colleague. Whatever! His complete recorded output that we can now feature is first rate and feature some of the top notch Chicago blues musicians of the era.
            Cash McCall (born Maurice Dollison in New Madrid, Missouri on January, 21st 1941) is a well known and greatly appreciated blues, Funk, Soul, Jazz guitarist. He has graced numerous sessions (Chess notably) with his precise, fluid, expressive and very bluesy guitar playing. He has also recorded several albums under his name which can be still easily found. This is not the case of his early 45s. Thus this selection of his most bluesy early recordings.
            At last, the blind singer Tommy Malone (sometimes billed as Blind Tom Malone) is mostly an unknown. He hailed from Birmingham, Alabama, where he was the featured singer of guitarist's Bill Reese band with whom he recorded four excellent tracks in 1955. We find our man again this time in Chicago in 1960 with once again Reese, recording two titles for Mayo Wiliams' Ebony label. He has disappeared after that.

            This anthology wouldn't have been possible without the strong help and generosity of Steve Wisner. Steve, when during the 1970s very few blues records were still done in Chicago, produced some of the very best Chicago blues albums by Eddie C. Campbell (his first and still his greatest to my ears, King of the Jungle), Good Rockin' Charles, Mojo Buford and many more.
                                                           Gérard HERZHAFT

CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 14
J.L. SMITH, vcl; James Scott Jr, g; Little Mack Simmons, hca; Lafayette Leake, og; Jerome Arnold, bs; Earl Phillips, dms. Chicago, Ill. 1968
01. I hate to see you go
02. Do the mosquito
03. Can't stand your evil ways
04. My spirit will be with you
05. Bleeding heart
06. Did you do the mosquito?
J.L. Smith, vcl; Freddie Roulette, st-g; Johnny "Big Moose" Walker, pno; Mack Thompson, bs; dms. Chicago, Ill. janvier 1969
07. Got my top let down
08. If it's too late
J.L. Smith, vcl; Abb Locke, t-sax; Big Walter Horton, hca; Johnny Twist Williams, g; Johnny Littlejohn, g; Calvin Jones, bs; Bill Warren, dms. Chicago, Ill. novembre 1969
09. Come dance with me
10. Tears won't help you baby
CASH Mc CALL (Maurice Dollison), vcl/g; band. Chicago, Ill. 1963
11. Earth worm I & II
Cash Mc Call, vcl/g; John Avant, tb; Willie Henderson, b-sax; Monk Higgins, pno; Sidney Lennear, g; David Henderson, bs; Ham Hamilton, dms. Chicago, Ill. 1966
12. You ain't too cool
13. Let's get a thing going on
14. You mean everything to me
Cash Mc Call, vcl/g; Monk Higgins, pno; horns; Phil Upchurch, bs; Morris Jennings, dms. Chicago, Ill. 1967-68
15. I'm in danger
16. S.O.S.
17. Don't change on me
Cash Mc Call, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1971
18. More power to you
TOMMY MALONE, vcl; Bill Reese, g; band. Birmingham, Al. 10 janvier 1955
19. I'm wading in deep water
20. It's been so long baby
21. Whiskey ol' whiskey
22. I gotta find my baby
Tommy Malone, vcl; Bill Reese, g; band. Chicago, Ill. 1960
23. Cow cow shake
24. Worried life