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dimanche 17 mars 2013

WILLIE WILIAMS Completed and updated




WILLIE WILLIAMS
"I am the best blues drummer"

Completed, Updated And Revised

            Willie Williams est un des ces soutiers du Chicago blues qui a hanté les clubs plusieurs décennies durant, enregistré une poignée de 45t, quelques bribes d'albums et apporté sa modeste mais non négligeable pierre au bel et vaste édifice du blues de la Windy City.
            En 1970, Willie Williams a eu un étonnant succès commercial national avec Wine headed woman, un 45t produit par Willie Dixon. Il a tenté deux ou trois fois de capitaliser sur ce succès. En vain.
            Willie Williams est né le 13 mars 1922 à Lake Village dans l'Arkansas. Il apprend la guitare avec des voisins et les claquettes avec son oncle, "Batman" Williams et commence une carrière de musicien et surtout de danseur au milieu des années 30 sous le surnom de "Fast feet". Après avoir été réformé, il gagne Saint Louis en 1943, apprend la batterie et forme son premier orchestre de blues. Vers 1950, il vient s'installer à Chicago et s'insère sans peine dans l'importante scène du blues. Il joue de la batterie dans de nombreux orchestres, en particulier celui de Howlin' Wolf qu'il accompagne souvent en tournée. C'est en imitant son patron que Willie attire l'attention de Dixon qui le prend dans sa nouvelle maison de production Yambo et essaie de le promouvoir.
            Après le succès inattendu de Wine headed woman, Dixon enregistre plusieurs séances avec Williams qu'il entoure de certains des meilleurs musiciens de Chicago, notamment bien sûr Hubert Sumlin afin de pousser encore plus la ressemblance avec Howlin' Wolf. Ces titres paraîtront sur un de ses labels maison Supreme Records, un LP, Raw unpolluted soul qui, non distribué en dehors de Chicago, ne dépassera malheureusement pas le cercle très restreint des amateurs de blues.
            Malgré des titres aussi bizarres qu'accrocheurs (Muhammad Ali's soul dance) (!!) et le renfort bienvenu de Sonny Wash, un chanteur au timbre plus mélodieux, les 45t suivants ne se vendent pas davantage et bientôt Willie Williams, vedette d'un seul "hit", retrouve l'anonymat des clubs de Chicago. Associé à Carey Bell, il se présente sous le qualificatif de "Best blues drummer in the world" et enregistre encore quelques titres pour Ralph Bass en 1977, demeurés inédits à l'époque mais réunis quelques années plus tard dans la série I didn't give a damn if the Whites bought it.
            Son décès le 8 décembre 1988 à Chicago est à peine signalé dans les revues spécialisées.
            Il laisse une petite oeuvre, aussi rare qu'intéressante, que nous avons regroupée en illustration à cet article en essayant de clarifier un peu sa discographie quelque peu malmenée jusqu'à présent.
                                                                       Gérard HERZHAFT

Tous nos remerciements à Ransom, Hans E, Robert Ford, Paul Vernon et Marc Claes pour leur aide avisée.

Willie Williams is one of those obscure name who haunted the Chicago clubs for decades and was well known among his fellow musicians.
Born march 13 1922 in Lake Village (Arkansas), Willie Williams learned music under the tutelage of one of his uncle, toured with a medicine show at an early age and finally settled in Saint Louis (Mo) in 1943. By now a drummer he formed a local band before moving to Chicago in 1950. There he quickly made himself a reputation as a good, swinging and reliable drummer and played with numerous bands including Howlin' Wolf's. He started to emulate his boss's voice with some success. Willie Dixon who had left Chess to create his own labels, took Willie under his wing. Wine headed woman with a first class blues band (Sumlin, Bobby King, Little Mack) was a surprising down home hit in 1970 that led Willie Williams to record again several sessions. But, despite the help of the soulful singing of Sonny Wash, those records went nowhere. Willie recorded another session with Carey Bell for Ralph Bass and then drifted into obscurity.
His death on december 8th 1988 in Chicago even went unnoticed.
Nevertheless he leaves us a small but rewarding blues legacy that we have gathered here.
For years, Williams' discography was quite confused to say the least. With the help of Ransom, Hans E., Robert Ford, Paul Vernon and Marc Claes we have tried to put sessions in proper order with the adequate personnel.
                                                                       Gérard HERZHAFT




WILLIE WILLIAMS/ COMPLETE RECORDINGS
Willie Williams, vcl/dms; Hubert Sumlin, g; Eddie Taylor, g; Little Johnny Jones, pno; Joe Harper, bs. Chicago, Ill. 1963
01. Deep shuffle
Deep Shuffle is in fact the backing track of Rough dried woman by Big Mac (William Mc Neal)!
Willie Williams, vcl; Hubert Sumlin, g; Bobby King, g; Little Mack, hca; Odell Campbell, bs; Fred Below, dms. Chicago, décembre 1970
02. Wine headed woman
03. Back to Mississippi
04. My baby's gone
05. Black diamond rattler
06. In the valley
Willie Williams, vcl/dms; Hubert Sumlin, g; Bobby King, g; Carey Bell, hca; Joe Harper, bs. Chicago, Ill. 1971
07. Blues at half past twelve
08. Detroit blues
09. Hot pants woman I & II
Willie Williams, vcl/dms; Carey Bell, hca; Eddie Taylor, g; Royal Johnson, g; Sunnyland Slim, pno; Joe Harper, bs. Chicago, Ill. décembre 1971
10. Ruthie baby
11. 38 woman
12. My baby don't change the lock on my door
Robert Ford gives the info that Jim O'Neal says the Henvick, Little Lynn, Big Beat session was recorded in Amarillo, Texas (according to Willie). Ruthie Baby and 38 Woman were apparently recorded in 1970 (probably together with 'Somebody Changed the Lock'?) .
Willie Williams, dms/vcl on *; Sonny Wash, vcl; James Scott, g; Odell Campbell, bs. Chicago, Ill. 1971
13. Funky Broadway
14. Don't lie to me lover
15. Muhammad Ali's soul dance
16. Mississippi roundhouse Part 1
17. Down home blues*
Willie Williams, vcl/dms; Carey Bell, hca; Sunnyland Slim, pno; Lacy Gibson, g; Willie Black, bs. Chicago, Ill. 17 mars 1977
18. You went away baby
19. You got to give me some
20. Help me
21. Tired of being dogged around
22. Alcoholic man
23. Showing off my car


lundi 11 mars 2013

FROM GUITAR Jr TO LONNIE BROOKS




FROM GUITAR JUNIOR TO LONNIE BROOKS



            Comme Buddy Guy, Lonnie Brooks est né en Louisiane, a été très influencé par Guitar Slim (Eddie Jones) avant de monter à Chicago et y devenir un artiste important du Chicago blues. Mais, à la différence de Buddy Guy, Brooks a, lui, substantiellement enregistré en Louisiane avant de recommencer une carrière différente à Chicago, changeant de pseudonyme au passage.
            En fait, tout commence avec Lee Baker Jr qui naît à Dubuisson (La), une bourgade très proche de Ville Platte, le 18 décembre 1933. Son père, banjoïste à ses heures, lui inculque l'amour de la musique et le jeune Lee écoute les musiques jouées autour de lui: Cajun, Jazz, Pop... Comme beaucoup, il quitte la ferme familiale à l'adolescence pour tenter sa chance dans le grand port du Golfe du Mexique, Port Arthur. La grande vedette du début des années 50 dans cette région est le guitariste et chanteur Guitar Slim (auteur de l'immortel Things I used to do) qui marque autant par ses talents de guitariste électrique torride, son chant passionné que par son jeu de scène. C'est totalement sous l'influence de Guitar Slim que Lee Baker apprend la guitare, se met à chanter et fait quelques remplacements dans divers orchestres locaux dont celui de Clifton Chenier.
            Mais c'est l'avisé producteur Eddie Shuler qui repère le jeune Lee Baker Jr, séduit par sa capacité à imiter Guitar Slim à la perfection. Il rebaptise son protégé Guitar Jr afin que nul ne puisse se tromper sur la filiation assumée et volontaire et l'enregistre pour son label Goldband dans le style néo-orléanais de son idole dès 1957. Le succès est au rendez-vous avec Family Rules et The crawl, devenus des classiques louisianais entre blues et Swamp Pop. Guitar Jr fait aussi des progrès très rapides à la guitare et à la mort de Guitar Slim en 1959, il décide de donner un autre tournant à sa carrière. Il quitte la Louisiane qu'il pense trop fermée et part s'installer à Chicago où d'autres Guitar Jr existent déjà. Lee Baker Jr aka Guitar Junior devient alors Lonnie Brooks, un patronyme venu de la famille de sa mère.
            La mutation à Chicago se fait difficilement et Lonnie Brooks doit substantiellement adapter son style de chant et de guitare aux canons en vigueur aux bords du Lac Michigan. Mais là aussi comme son compatriote Buddy Guy, il conservera toujours nombre de traits musicaux et scéniques de Guitar Slim.
            Pendant un temps, Lonnie Brooks végète dans les petits clubs, accompagne Jimmy Reed, enregistre quelques 45t pour différents petits labels qui sont aujourd'hui difficiles à trouver. En 1969, lors d'une tournée en Californie, le label Capitol où travaille Wayne Shuler (le fils d'Eddie) lui fait enregistrer son premier album (Broke & Hungry) sous le nom de Guitar Jr et dans le pur style louisianais des productions Goldband. Le LP de bonne facture se vend très mal et notre bluesman retourne à Chicago et conservera désormais le nom de Lonnie Brooks.
            Quelques années plus tard, l'excellente série Living Chicago blues du label Alligator révèlera vraiment Lonnie Brooks qui, en quelques disques, s'imposera comme un des principaux talents du nouveau Chicago blues teinté de Soul et de Funk avec, chez Brooks, de très fortes réminiscences de Guitar Slim.
            Nous avons regroupé ici la quasi-totalité des titres que Lee Baker/ Guitar Jr/ Lonnie Brooks a enregistrés entre 1957 et 1969 et qui permettent de voir un artiste qui se cherche, forge progressivement son style qui puise à différents terreaux. Une fois encore merci à Hartmut Münnich et Benoit Blue Boy pour le prêt de leurs rares 45t.
                                                                       Gérard HERZHAFT

Like Buddy Guy, Lonnie Brooks was born in Louisiana, was also strongly influenced by Guitar Slim (Eddie Jones from Things I used to do fame), and also transplanted this very Louisiana style in Chicago.
            But unlike Buddy Guy, Lonnie recorded several records and at least two hits in his native state before moving to Chicago.
            Born Lee Baker Jr (on 18 December 1933 in Dubuisson, near Ville Platte) from a farming family with a banjo playing father, the young man went to the burgeoning Port Arthur on the Gulf Coast in the early 50's to make a better living. The big name of the era and the whole South West was Guitar Slim whose incendiary guitar playing, scorching vocals and stage histrionics persuaded Lee Baker to learn guitar and try his luck as a musician in the very style of his idol. After some local gigs and a short stint with Clifton Chenier, the young man was really discovered by Eddie Shuler, head of Goldband Records. Eddie renamed Lee Baker as Guitar Jr, featured him as a rival of Guitar Slim and recorded him in 1957 in a Louisiana bluesy Swamp Pop style. Family rules and The crawl were local hits and soon Guitar Jr toured the South, becoming quickly a very good guitar player on his own while retaining a strong influence of Guitar Slim.
            At the untimely death of Slim, Guitar Jr who was on tour with Sam Cooke, decided to quit Louisiana and Goldband altogether to try to launch a wider career in Chicago. But the times were hard in the Windy City and nobody was really waiting for a newcomer from the South West who was there largely unknown. As there were already several Guitar Jr playing the blues in Chicago, Lee Baker took the name of Lonnie Brooks, apparently from his mother's family.

            Lonnie played and recorded with Jimmy Reed and, during the 60's, went into the studios for several labels (mostly small ones), waxing some hard to find tracks. In 1969, while on tour in California, Lonnie was recorded by Capitol whose producer Wayne Shuler (the son of Eddie) knew him of course from his Louisiana days. For his first album (Broke &Hungry he took again the Guitar Jr moniker and the Louisiana style. But the album went nowhere and our man was soon back in Chicago, this time as Lonnie Brooks for good.
            Some years later, Alligator's Bruce Iglauer gave him his real start featuring him on his magnificent Living Chicago Blues series. With subsequent albums for the label, Brooks was finally recognized as one of the leading name of a new kind of Modern Chicago blues, mixing Soul, blues and, of course in the case of our man, still a strong influence of Guitar Slim.
            This .mp3 collection gathers most of his early recordings. Once again, many thanks to Hartmut Münnich and Benoit Blue Boy for the generous share of their collections.
                                                                       Gérard HERZHAFT




New Links/ cf Comments





LONNIE BROOKS
Complete Early Recordings
Lonnie Brooks (Lee Baker Jr or Guitar Jr) vcl/g; Clarence Garlow, g; Danny George, t-sax; Leroy James, a-sax; Joe Joseph, pno; Willie Chiasson, bs; Little Brother Griffin, dms. Lake Charles, La. 1957
01. I got it made
02. Family rules
03. Roll roll roll
04. Broken hearted rollin' tears
Lonnie Brooks , vcl/g; , vcl/g; similar band. Lake Charles, La. 1958
05. The crawl
06. Now you know
07. Going crazy baby
08. Tell me baby
Lonnie Brooks , vcl/g; , vcl/g; Danny George, t-sax; Leroy James, a-sax; Joe Joseph, pno; Willie Chiasson, bs; Little Brother Griffin, dms. Lake Charles, La. 1959
09. Pick me up on your way down
10. Get it
11. Please
12. Love me love me Mary Ann
13. Ooh Wee baby
Lonnie Brooks , vcl/g; , vcl/g; Leroy James, t-sax; Katie Webster, og; Sid Lawrence, bs; Little Brother Griffin, dms. Lake Charles, La. 19 janvier 1960
14. Love me love me
15. Knocks me out
Lonnie Brooks, vcl/g; Lefty Bates, g; bs: dms. Chicago, Ill. 11 mai 1960
16. All of my life
17. The hoss
Lonnie Brooks, vcl/g; og; bs; dms. Chicago, Ill. 1 novembre 1962
18. Mr Hot Shot
19. The popeye
Lonnie Brooks, vcl/g; Billy Emerson, og; King Edward, g; Nolan Struck, bs; Jerome Price, dms. Chicago, Ill. 1964
20. I'm not going home
21. Figure head
Lonnie Brooks, vcl/g; Detroit Jr, pno; Nolan Struck, bs; Jerome Price, dms. Chicago, Ill. 1965
22. The train
23. The frog
Lonnie Brooks, vcl/g; Joe Evans, flt/t-sax; Detroit Jr, pno/og; Pete Randolph, bs; Harold Tidwell, dms. Chicago, Ill. 1967
24. Demonstrating (Let it all hang out)
25. One sunny day
Lonnie Brooks, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1967
26. Good soul lovin
27. Soul meeting
Lonnie Brooks, vcl/g; Harmonica Fats, hca; Don Randi, pno; Don Peake, g; Lyle Ritz, bs; Paul Humphrey, dms. Los Angeles, Ca. 6-8 octobre 1969
28. Things I used to do
29. Go to the Mardi Gras
30. Texas Flood
31. Tom Cat blues
32. Rooster blues
33. The train and the horse
34. Broke & hungry
35. When there's no way out
36. Dont touch me baby
37. Bed bug blues
38. Wee wee hours
Lonnie Brooks, vcl/g; Willie Mabon, pno; Hubert Sumlin, g; Little Mack Simmons, hca; Dave Myers, bs; Fred Below, dms. Paris, Fr. décembre 1974
39. Big leg woman
40. Crazy about my baby
41. Crosscut saw
42. Reconsider baby
43. Sweet home Chicago
44. The train and the horse
45. Two guitars shuffle
46. Mama talk to your daughter
Lonnie Brooks, vcl/g; Bob Levis, g; Rob Waters, pno; Harlan Terson, bs; Robert Taylor Layton, dms. Chicago, Ill. 24 mars 1977
47. Let's talk it over
48. Hard gamblin' woman
49. Crash head on into love
50. If you want me to love you
51. Reconsider baby
52. Greasy man
Lonnie Brooks, vcl/g; Bob Levis, g; Rob Waters, pno; Harlan Terson, bs; Casey Jones, dms. Chicago, Ill. avril 1978
53. Don't answer the door
54. Two headed man
55. Cold lonely nights
56. Move over little dog

Benoit Blue Boy qui connaît particulièrement les productions Goldband nous apporte ses corrections et amendements à cette discographie:
" Il y a 3 versions de Goin' Crazy dont une qui a été nommée "Oo Wee Baby". Ces titres on eté retouvés au studio Golband en 1982 mais c'est le meme morceau ,meme seance.
Family Rules  (enregistré fin 1956) a été un hit en Louisiane & East Texas en 1957
Tous les titres Goldband datent de 1956 - 59 &  les Mercury datent d'une seule seance a Chicago  1960 ". 

There is some confusion on the 1957-59 Goldband's recording dates. Benoit Blue Boy who knows very well the Goldband sessions gives very different dates and even titles with three versions of Goin' Crazy (one named Oo Wee baby). Family rules would have been recorded in 1956. All the Goldband sides were recorded between 1956 and 1959.